Pension alimentaire, ASF, ARIPA

Défiscalisation des pensions alimentaires : une urgence sociale, pas un cadeau fiscal

➡️ Fin 2025, l’Assemblée nationale a voté le principe de la défiscalisation des pensions alimentaires perçues. Une avancée attendue depuis longtemps par les familles monoparentales. Mais derrière ce débat fiscal, une réalité demeure trop souvent invisible. Le recouvrement par l’ARIPA, présenté comme une sécurisation, produit aujourd’hui un effet pervers majeur :

➡️ Dès lors qu’elle est recouvrée, la pension alimentaire remplace l’ASF, devient imposable et entraîne mécaniquement une baisse de la prime d’activité. Résultat : des familles plus précaires après recouvrement qu’avant. Notre communiqué met en lumière : – le paradoxe fiscal indiscutable. – la carence injustifiable de l’ASF supportée par le parent créancier, – les dysfonctionnements du logiciel GAIA aux conséquences financières bien réelles.

➡️ La mise en œuvre concrète dépendra de la version finale du budget adopté. Des ajustements restent possibles en seconde lecture ou au Sénat, notamment sur les plafonds ou les modalités exactes.

Une pension alimentaire n’est pas un revenu de confort. Ce n’est pas une aide sociale. C’est un droit de l’enfant. La défiscalisation totale de la pension alimentaire perçue est une condition indispensable pour que le recouvrement devienne enfin une protection réelle, et non un facteur d’appauvrissement. Il est temps de passer d’un recouvrement comptable à une protection humaine.